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18/09/2012

A César

J'ai fermé mon ancien "carnet", je n'ai pas le fermer, je l'ai fermé, sans craintes ni contrainte, par affection et par égard.

Pourquoi appeler ainsi ce nouveau lieu d'écriture ? "Funérailles nationales !", c'est un juron, un juron découvert tout récemment dans la confidence d'un être cher à qui les mots sont d'agréable compagnie.

Un juron donc, un merveilleux juron du temps des hommes. La créature dont je parle le tenait de son père, pour qui j'éprouve la plus vive admiration, que j'ai eu la grâce d'approcher avant que la maladie ne nous prive de lui et de ces mots qu'il avait rares - par respect pour eux.

Il affectionnait donc ce juron que je n'ai pu hélas lui entendre dire, et comme je cherchais un titre à ce "carnet" sans encre ni papier qui poursuit à présent l'ancien, cette exclamation est venue.

J'aimerais que cet emprunt m'engage, ainsi qu'il doit convenir, à cette forme de retenue qui honore celui qui parle et plus encore celui qui écrit. Que mes billets, sous cet aimable patronage, viril et joyeux, se tiennent.