Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/02/2013

Un squale dans un aquarium

Aujourd'hui j'ai accompagné mes soeurs dans un centre commercial et plus particulièrement dans les magasins de "mode" féminine. Je déteste ça, évidemment, alors quand je dois y être je fais en sorte de condenser ma virilité en silence compact tandis que j'arpente ces allées de nippes à frous-frous où je suis le seul homme. Et j'imagine les vendeuses qui mouillent.

Dans les faits elles en ont rien à foutre et attendent de pouvoir débaucher. Dans les faits j'en ai rien à foutre non plus et je me dis que mes soeurs sont vivantes et moi aussi.

Reste l'aspect esthétique, qui m'importe tout de même un peu tandis que je vais et viens entre les jupes, les corsages, les décolletés vides couleur d'été. Et les chaussures et sandales à talons alignées par "San Marina", riches de millions de femmes à rêver...

Comme un squale dans un aquarium : inoffensif et redouté.

07/02/2013

Les mal-aimés

"L’état des lieux :

La France comptait 4,8 millions de pauvres en 2010 si l’on fixe le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian et 8,6 millions de pauvres si l’on utilise le seuil de 60 % du niveau de vie médian (voir notre définition ci-dessous). Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,8 %, dans le second de 14,1 %. En 2010, le seuil de pauvreté situé à 60 % du revenu médian, pour une personne seule, est de 964 euros mensuels, celui à 50 % de 803 euros.

La tendance :

La pauvreté a baissé des années 1970 au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000. Depuis 2002, le nombre de personnes pauvres au seuil de 50 % a augmenté d’un million (+ 27 %) et le nombre au seuil de 60 % a progressé de 1,1 million (+ 15 %). Les taux sont passés respectivement de 6,5 à 7,8 % et de 12,9 à 14,1 %.

Il ne s’agit pas d’une explosion et la France demeure l’un des pays qui compte le moins de pauvres en Europe (lire notre article). Mais le mouvement de hausse est très net. Il constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960. Il est d’ailleurs probable que la situation se soit encore dégradée en 2011 et 2012 compte tenu de la progression du chômage."

Source: L'observatoire des inégalités.

 

A part cela, nos braves journaux de droite (Point, Express, Figaro, Valeurs actuelles, etc) se demandent sans gêne et avec l'approbation de nos brillants hommes politiques de droite, si la France n'a pas un problème avec l'argent, si les riches ne sont pas "stigmatisés" (quand il leur est demandé de payer leurs impôts), et si, finalement, les riches ne seraient pas "mal-aimés" en France. Et ceux qui tiennent la plume en parlent d'autant mieux qu'ils en sont : malheureux éditorialistes made in Dassault, ces Giesbert et ces Apathie, et toute la foule de miséreux de l'UMP (avocats d'affaires nécessiteux, Copé, Balkany et autres Karoutchi), la fine fleur de la misère de France.

 

C'est vrai, ça, en France on a un problème avec l'argent. Surtout ceux qui en ont le moins. Si vous connaissez quelqu'un qui gagne 4000€ net par mois ou plus, ou un de ces déshérités d'entrepreneur que le gouvernement a voulu spolier à 75% au-delà du million d'euro annuel, un de ces Saints sur qui l'opprobe est cruellement jetée. Si votre chemin rencontre un des ces pauvres d'entre les pauvres que sont les gens fortunés, confrontés au mépris quotidien, dont le coeur saigne chaque jour que Dieu fait, en voyant les braves gens - ses frères en Christ ! -, changer de trottoir quand il se promène dans la rue, ou s'écarter de lui dans le métro, si vous croisez ce martyre moderne, alors, je vous en conjure, n'hésitez pas à le présenter au premier clochard des rues qui dort sur les grilles d'aération de la "capitale du luxe", un de ces privilégiés de SDF pour qui les français, peuple injuste, ont les yeux de Chimène.

Les clochards ont parfois le cœur large, nul doute que quelques uns seront tout prêts à céder leur place à ces légions de mal-aimés dont on entend ces jours-ci la déchirante complainte (sous prétexte que la gauche - et quelle gauche ! -, est revenue, ô misère...)

02/02/2013

Un crétin de droite, ça doit exister...

"Mais rassurez vous, je n'en suis plus à Balzac, les temps ont changé, mais nous restons attachés à l'institution."

Dixit je ne sais quel littérateur de l'UMP, au cours des débats sur le projet de mariage autorisé aux couples hétérosexuels et homosexuels, après avoir lu un extrait de Physiologie du mariage d'Honoré de Balzac.

 

"Je n'en suis plus à Balzac [...]"

Qui en douterait ? S'il fallait comprendre le quart du dixième de tout ce que l'on cite lorsque l'on a rien à dire mais quand même envie de parler...

Et cependant... Citer Balzac, sans doute de façon stupide, pour faire l'intéressant, mais pour le récuser immédiatement... Comment dire ?

Je suis admiratif.