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17/03/2013

Funérailles de funérailles...

Mon abonnement chez hautetfort prendra fin le 23 de ce mois et je ne compte pas le renouveler. Il s'ensuit que ce blogue et les précédents ("VB !" et "l'Etat des routes") vont disparaître d'ici peu. Désolé pour ceux et celles qui aimaient passer ici, commenter parfois*.

Les raisons de cette décision sont multiples. Plus envie de claquer 40€/an pour un fil de clavier à la patte (déjà le fil sans fil du téléphone mobile). Plus envie d'écrivoter et voir ce blogue vivoter, surtout. L'impression désagréable et persistante, enfin, de déblatérer pour cacher que je n'ai rien à dire - ce que d'autres font beaucoup plus efficacement à chaque rentrée littéraire.

Je ne jette pas tout au feu depuis le 17 février 2007 et l'ouverture de "VB !" : j'ai fait de belles rencontres, lié des amitiés, et plus encore, qui demeurent et me sont précieuses. Je continuerai de passer ici et là, déposant selon mon humeur et mes envies quelques commentaires amicaux chez les uns et les autres.

A bientôt et merci à toutes et tous.

Tanguy

 

 

* Pour Mika en particulier : désolé mon vieux, tu venais de trouver ma planque, tu te faisais une joie de poser tes crottes à l'occasion, et hop, ni vu ni connu y a pu rin ! Dégoûtant...

13/03/2013

Narration

J'ai eu le malheur, au cours d'une conversation avec une interlocutrice par ailleurs charmante, de parler "d'efficacité narrative".

Effica-quoi ?!!!???

 

Je recommence : l'efficacité narrative. Si mes souvenirs sont bons, je disais que la notion d’efficacité narrative n'avait pour moi rien de honteux.

Le mot n'est pas très joli, je l'admets, mais je persiste et signe : s'agissant d'écriture, je n'ai d'autre ambition que de raconter une histoire.

Bien raconter une histoire, ne rien chercher d'autre ; le reste, éventuellement, viendra par surcroît.

 

 

PS: les commentaires sont désormais fermés.

11/03/2013

Deux pauvres

L'Église ne parle plus des pauvres. Dans notre paroisse, elle n'en parle jamais. Il n'y a pas de pauvres à B..., nul ne les voit.

Hier je suis allé à Paris - "intra muros" -, et j'en ai vu deux, dans le métropolitain. Un pauvre homme dans une rame de la ligne 2, seul sur sa banquette de deux malgré l'entassement. Il faut dire que le malheureux empestait, il avait une bouteille de mauvais whisky encore bien remplie entre les jambes, il écoutait de la musique sur un discman. Plus personne n'a de discman en 2013, on écoute de la musique avec un iPOD, son iPhone et un gros casque "Bose". On a un ordinateur chez soi pour y transférer "ses" mp3. On a un chez soi, on a un toit.

Puis il y avait cette femme qui pleurait assise dans un escalier du métro, un gobelet en plastique à ses pieds, avec quelques sous. Elle pleurait sans oser nous regarder qui passions et je pense qu'il y a quelques mois elle n'imaginait pas qu'elle devrait un jour mendier, elle avait peut-être un boulot, un toit.

Le politique ne semble plus rien pouvoir ou vouloir pour ces malheureux de plus en plus nombreux. Et l'Église dans laquelle je m'apprête à entrer ne parle plus d'eux.