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01/11/2013

Le manifeste des 343 proxénètes

Avant toute chose je précise que je n'ai rien contre les proxénètes, il y en a des bien : à commencer par ceux qui purgent leur peine en tôle.

Il y a aussi les autres, ceux qui n'y sont pas encore, et parmi ceux-là il en est de deux sortes, ceux qui pourront finir par se retrouver en tôle pour proxénétisme, et les autres.

Parmi ces derniers il y a les 343 salauds qui viennent de signer une pétition pour revendiquer leur droit au proxénétisme.

Pas du tout, je n'y suis pas, ils revendiquent leur droit à aller voir - et toucher - des putes. C'est ce qu'ils prétendent, en effet, ces médiocres qui se rêvent en salauds au prix d'une signature minable.

Mais la vérité parle pour eux, leur slogan est tout à fait explicite : "Touche pas à ma pute.", clament-ils. C'est le merveilleux de l'esprit de dérision arboré par les péquenots, dérision mise à part, il porte plutôt bien son nom, et tout est dans le possessif : "leur" pute, et que nul n'y touche. Proxénètes de la pire espèce, jaloux.

Voilà où je voulais en venir, laborieusement je l'admets, le client et le proxénète, c'est tout un, et nos aimables signataires l'ont découvert sans s'en rendre compte.

Regardons aussi la gueule des signataires, leur nom plutôt : des Beigbeder, Nicolas Bedos, des puants de fric, parasites de la sous-planète média, pas des prolos aussi miséreux que les putes qu'ils se tapent, non, des bons gros proxénètes de notre société pourrie, merdeux mais intouchables eux, puisqu'ils ont le fric. Tellement intouchables qu'ils ne se cachent plus du tout de leur répugnante médiocrité : cracher sur l'immigré, sur le rom, défendre son droit à "sa pute". Etc.

Pensons à la polémique du travail du dimanche, aussi et à la révolte des bonnets "armor lux". Les prostituées (évidemment consentantes) qui manifestent pour que leurs proxos aient le droit de continuer leur trafic, qu'ils continuent à étaler le fric qu'ils se font sur leur sueur, et qui leur permet d'oser afficher leur vulgarité décomplexée, eh, puisqu'ils ont le fric.

Une législation conséquente punirait autant le client que le proxénète, et elle n'est pas près d'arriver. Qui sait, un jour, quand Zemmour et ses copains déraperont.

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