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26/04/2014

Un géant

Pour fêter la prolongation d'un an de ces "Funérailles nationales" si vivaces et revigorantes, je vous propose un billet dédié à l'un de ces géants dont la vie politique nationale de douce France est si féconde.

Aujourd'hui donc, "Funérailles nationales" fête l'existence du terrifiant Bruno Le Roux, président-kapollichinelle du groupe PS à l'Assemblée Nationale.

Comment un individu aussi insignifiant a-t-il pu devenir membre (impuissant, certes) de notre représentation nationale ? Par quel prodigieux mystère le Créateur a-t-il jugé nécessaire de doter cet ectoplasme d'un cerveau (si, si) et de cordes vocales et lui permettre de s'imaginer un instant fondé à pérorer son constant néant politique devant le moindre micro ?

Quelles obscures fautes le pays a-t-il pu perpétrer pour voir ce châtiment de nullité intellectuelle récompenser ainsi la cinquième ?

Faute d'identifier le plus embryonnaire embryon de réponse à ces questions à peu près aussi dénuées d'intérêt que l'imbécile heureux qui les a, sans penser à mal, fait naître, nous nous voyons pour ainsi dire contraint de vous imposer un florilège de ses toutes dernières déclarations (que vos neurones attachent leur ceinture, ça décoiffe sévèrement) :

  • "Il n'y a pas de vote qui soit sans conséquence." (et réciproquement)
  • "Quand on est un groupe, une majorité, on assume ses responsabilités." --> Quand on est président de groupe à l'Assemblée Nationale, on peut commencer par parler français.
  • "Le vote de mardi est un vote de responsabilité." --> Raison de plus pour se montrer responsable et voter contre. Accessoirement vous noterez que les votes qui ont précédé depuis deux ans ne servaient qu'à occuper nos députés entre deux toasts à la buvette.
  • "Quand on ne vote pas la confiance, si on n'accompagne pas le gouvernement, … celui qui fait ça doit se poser la question d'appartenir à la majorité, au groupe, et au Parti socialiste." --> Si une bonne âme pouvait " accompagner" ce monsieur jusqu'à un BLED ou un Grévisse. Passons, mais celui qui ferait çà a sans doute l'intention de mettre en cause la politique proposée par "la majorité, le groupe, le Parti socialiste", voire (soyons fous) se pose la question de savoir s'il doit  continuer ou pas "d'appartenir à la majorité, etc". A tout le moins celui qui fait cela souhaite que Le Roux se demande s'il ne se pose pas cette question, et c'est visiblement réussi.
  • "[L'abstention de 11 députés socialistes lors du vote de confiance à la politique générale annoncée par le gouvernement Valls constitue] un geste politiquement totalement anormal." --> J'imagine que Bruno Le Roux ne conteste pas la constitutionnalité de la chose, qu'il souhaite simplement signifier que, quand même, ce n'est pas très gentil d'avoir fait ça.

 

Allez pour finir, une photo qui en dira plus long sur ce monsieur qu'un long discours ou un simple relevé du flot continuel d'âneries qui sort de sa vilaine bouche :

Bruno Le Roux est très content de sa cravate.

Bruno Le Roux est très content de sa cravate.

20/04/2014

Minimum de combat rapproché contre la vermine éditorialiste*

"Il faut baisser le coût du travail" --> Il faut augmenter le salaire du travail.

"Cela fait trente ans que nous vivons au-dessus de nos moyens." --> Cela fait trente ans que ces messieurs les éditorialistes vivent très au-dessus de nos maigres moyens de subsistance.

"Il faut libérer les énergies." --> Traduire: Il faut que nous fassions encore plus de profit, serrez-vous un peu la ceinture.

"Nous avons le système de sécurité sociale le plus généreux au monde." --> Pour les médecins avec les primes de 5000€ annuelle en moyenne, cela est vrai. Pour le vulgus pecum qui déjà ne soigne plus ses dents ou ses yeux depuis longtemps, ça reste à voir.

"Tout le monde doit faire des efforts." --> Les honnêtes gens doivent faire des efforts, mais surtout les journalistes à la moraline doivent continuer de bénéficier de leurs réductions d'impôt.

"Il faut absolument réduire les déficits." --> J'applaudis des deux mains : on n'a vraiment pas les moyens de dépenser 30 milliards pour le pin's du MEDEF.

"Il faut réduire le nombre de fonctionnaires." --> Excellente idée pour allonger les délais dans les tribunaux, la mortalité hospitalière, l'insécurité pénitentiaire, l'excellence de l'apprentissage scolaire personnalisée dans des classes de 37 élèves, etc.

"Trop de normes, trop de réglementation." --> Supprimons le code de la route, la productivité n'en sera que meilleure !

"Il faut arrêter toutes ces normes qui stressent les Zentrepreneurs (R)." (Gattaz) --> Dépêche AFP: "Un 4ème chef d'entreprise s'est immolé par le feu devant le siège de la CGT."

"On vit de plus en plus vieux." --> On est au chômage de plus en plus tôt/facilement.

"Il faut faire plus de pédagogie." --> On n'a pas mis assez de vaseline. (grossier, moins qu'un marronnier d'éditorialiste tout de même.)

"Aquilino Morelle est ignoble." --> S'il est envoyé en taule ça ne me dérange pas, mais si on pouvait aussi foutre en taule sa politique dont on oublie quelque peu de nous dire qu'elle est ignoble...

"Ne nous le cachons pas, à la CFDT nous n'avons pas les mêmes valeurs qu'à la CGT-FSU-Solidaires." (Laurent Berger). --> Ne nous le cachons pas, la CFDT n'est plus un syndicat de salarié. / Variante : Il y a toujours eu des brebis galeuses, on sait aujourd'hui qui est leur Berger.

"L'élève untel fait vraiment le minimum syndical." --> L'élève untel fait le minimum patronal. Si le minimum syndical c'est faire ce qu'on doit c'est bien tout ce que l'on doit à son employeur contre le minimum salarial qu'il nous accorde, pas plus de raison d'en faire plus qu'il n'en a de nous payer plus.

"Il faut envoyer Nathalie Nougayrède et France-Olivier Giesbert travailler dans une usine de confection de vêtements au Bangladesh pour un coût du travail vraiment compétitif. --> Parfait, on signe où ?

 

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* "Vermine éditorialiste": qu'on me pardonne le pléonasme...